Nathalie Cariou : interview avec Stéphane Lejeune

Qui est Nathalie Cariou :

 

Nathalie Cariou est l’auteure du programme Richesse et Liberté, ainsi que des clés de la réussite.

 

Elle est alchimiste de l’argent, et spécialistes francophone de la liberté financière.

 

Elle a réalisé une série d’interviews qui s’appelle : Un jour, une histoire.

 

Avec des personnes sélectionnées pour mieux faire comprendre ce que c’est que la liberté financière.

 

Des personnes qui sont là pour inspirer et aider les gens à passer le cap et à faire soi-même son chemin de vie.

 

Il s’agit de personnes ordinaires qui ont choisi un chemin de vie assez peu ordinaire.

 

Des femmes et des hommes comme vous et moi, des salariés des travailleurs indépendants, des chefs d’entreprise, des artistes.

 

Toutes ces personnes ont un point commun : elles ont décidé un jour, qu’elles voulaient vivre sous le signe de l’indépendance financière.

 

Nathalie Cariou : j’accueille aujourd’hui Stéphane Lejeune, qui est Investisseur et chasseur immobilier à Lyon.

 

 

Stéphane Lejeune : parcours

 

Stéphane Lejeune : bonjour, je m’appelle Stéphane Lejeune, j’ai un parcours d’ingénieur commercial dans différentes sociétés en tant que salarié.

 

Nathalie Cariou : un travail bien rémunéré ?

 

Un salaire de l’ordre de 40 000 € parents, à savoir que lorsque l’on est commercial il y a un fixe et un variable, selon que l’on travaille bien ou moins bien ?

 

L’intérêt d’être commercial, c’est que l’on est en déplacement, on a des trajets, avec une voiture de fonction, on a secteur géographique, on est libre de ses mouvements.

 

Bien sûr on rend compte à son employeur, mais cela peut laisser un peu de temps pour à côté intéresser à d’autres choses. Et pour moi c’était l’immobilier.

 

Parfois je rentrais du travail très tard le soir, donc je pouvais par ailleurs prendre un peu de temps pour visiter un appartement.

 

L’idée était de me constituer un revenu à côté de mon activité principale.

 

 

Comment tout a démarré :

 

Nathalie Cariou : Stéphane, tu habites à Lyon depuis 1999, c’est en circulant dans la ville que tu as trouvé ton premier investissement ?

 

Oui mon parcours démarre d’une histoire familiale : Quand j’avais 15 ans, mes parents ont divorcé et se sont séparés, mon père est donc parti vivre de son côté.

 

Ma mère s’est donc retrouvée seule, et locataire.

 

À ce moment je me suis dit que ça serait bien que moi j’investisse dans le mobilier pour à la fois me constituer un patrimoine immobilier, et offrir à toi ma mère.

 

C’est une façon d’investir utile dans l’immobilier, car elle époque j’avais l’âge, un métier de cadre avec un CDI ce qui est un sésame auprès de la banque pour qu’il me prête de l’argent.

 

Nathalie Cariou : même si nous savons qu’il existe d’autres profils qui parviennent emprunter son CDI.

 

Donc ce qu’il pense qu’il n’y a que si l’on est en CDI avec 40 000 € de revenus parents qui peuvent investir dans l’immobilier.

 

Sachez donc au passage qu’il existe d’autres solutions.

 

Stéphane Lejeune : c’est vrai que ce n’est pas la panacée mais en tout cas c’est ce qui m’a aidé personnellement.

 

J’ai utilisé cette capacité d’emprunt et mon âge pour investir, alors qu’une personne comme ma mère, retraités après sa carrière d’aide-soignante à l’hôpital, et un montant de retraite ne peut pas vraiment.

 

Investir utile grâce à l’immobilier.

 

Je me suis servi d’une force qu’offre l’immobilier est que neuf aucun autre placement, il s’agit de la valeur d’usage.

 

On peut donc à la fois investir et se constituer un patrimoine immobilier et en même temps investir utile lorsque c’est un membre de sa famille ou un proche qui va habiter dans le bien en question.

 

Au moment de faisant cette vidéo, cela fait plus de 10 ans que ma mère vit dans ce logement elle en est ravie elle est au centre de cette petite ville de Bourgogne, avec une jolie vue

 

Elle me remercie encore parfois de ce cadeau me dit-elle, et c’est pour moi très gratifiant car j’ai le sentiment d’avoir renvoyé l’ascenseur à mes parents puisqu’on a finalement leur doit tout.

 

Et le deuxième investissement qui a lieu à deux mois d’intervalle seulement, un hasard de la vie, je suis devenu papa cette même année.

 

Et symboliquement, pour célébrer l’arrivée au monde de ma première fille, où là encore la dimension familiale est très présente, j’ai investi pour ma fille dans un studio à Lyon, la ville où j’habitais.

 

Il s’agissait d’un studio proche de l’université à Lyon, et on retrouve à nouveau cette dimension très familiale.

 

J’ai eu la chance de pouvoir investir à cent pour cent en apportant uniquement les frais de notaire.

 

J’ai donc eu seulement 5000 € à apporter, ce qui est un montant raisonnable avec un train de vie standard.

 

Nathalie Cariou : et au passage sachez qu’il est possible d’emprunter de l’argent à ses proches, à ses voisins…

 

Stéphane Lejeune : oui, je crois savoir qu’il s’agit là du Love Money, surtout lorsqu’il s’agit d’un projet comme cela.

 

C’est donc la vie qui m’amener investir quasiment coup sur coup dans deux appartements en même temps, avec cette dimension familiale pour ma maman, pour ma fille.

 

C’est comme cela que tout a démarré pour moi dans l’immobilier.

 

Nathalie Cariou : et après c’est de l’appartement, tu t’arrêté là, point final ?

 

Stéphane Lejeune : disons qu’au début oui, car moi je ne m’intéressais pas plus que cela immobilier,

 

Ou plutôt je vais m’y intéressais mais je pensais que c’était réservé aux autres.

 

L’influence de son éducation, et des média.

 

Car dans mon éducation, par exemple, je suis bien parcours universitaire et un jour un professeur nous expliquait que notre génération (je suis né en 1975) était la première génération à avoir un train de vie inférieur ou moins riche financièrement que les générations précédentes.

 

Du fait de la dégradation de la situation économique de la France.

 

Par exemple, mes grands-parents ont été entrepreneurs, et ils ont connu les 30 glorieuses, et l’explosion du travail, de la richesse.

 

Mais parents ont un peu bénéficié de cette période, et je me rappelle que ma mère était démarchée par un employeur concurrent de là où elle travaillait, tellement le travail était abondant.

 

Alors que quand on est dans les années 100970, on est né avec le chômage est une situation financière dégradée

 

Ce qui n’encourage pas vraiment les projets, ni l’idée d’investir…

 

C’est ainsi qu’un professeur d’économie nous a expliqué que nous étions la première génération à avoir des perspectives financières moins intéressante que la précédentes.

 

Et donc concernant ma mère, j’avais donc plutôt envie de la sécuriser.

 

Et à mes yeux, l’immobilier, notamment grâce aux faites que cela soit quelque chose de concret et de tangible.

 

Et grâce à cette valeur d’usage pour héberger ses proches, ou sa famille un jour, et clairement c’est la ligne de sécurité.

 

C’est également cette sécurité qui m’a encouragé à investir pour la première fois car j’avais très peur.

 

Nathalie Cariou : l’idée n’était donc pas à la base de devenir indépendant ni d’investir de gagner de l’argent avec ?

 

Stéphane Lejeune : mon idée première était prioritairement de contribuer, de renvoyer l’ascenseur, et de sécuriser l’investissement.

 

Nathalie Cariou : c’est intéressant car je pense qu’il y a pas mal de personnes qui vont se reconnaître dans ce modèle-là.

 

Et se dire : pour moi c’est à cela que sert l’immobilier, mais est-ce que cela ne sert qu’à ça ?

 

Stéphane Lejeune : déjà pendant les cinq années qui ont suivi, je me suis vraiment calmé car je n’avais pas du tout prévu d’acheter deux appartements, en même temps.

 

J’avais vraiment la main qui tremblait chez le notaire et je me demandais si je n’étais pas devenu fou.

 

 

Autofinancement d’un investissement locatif

 

Nathalie Cariou : tes proches et tes amis qui t’ont un peu découragé ou démotivé ?

 

Stéphane Lejeune : à dire vrai, je n’en parlais quasiment pas à mon entourage.

 

Car je pensais que si je leur partager le fait que j’ai acheté deux appartements, soit ils me prendraient pour un fou, soit ils me prendraient pour un très riche, ou pour quelqu’un que je ne suis pas.

 

Je suis donc resté très discret là-dessus.

 

il m’arrivait parfois de parler du studio que j’avais acheté à Lyon pour ma fille, en disant à mes amis que tout se passait bien après 5 ans.

 

Puisque dans les médias, on ne nous parle que d’impayés, de risques, de dégradations…

 

Or, le premier appartement c’est ma mère qui est la locataire donc les relations se passe très bien, on peut dire qu’on communique très bien !

 

Et concernant le studio, le hasard fait que c’est toujours le même locataire qui est en place, ce qui est rare pour une petite surface où il y a des habitués de la rotation.

 

Dans mon expérience, il ne se passait donc rien.

 

J’encaissais les loyers, je remboursais mon crédit, et c’était sans histoire.

 

Nathalie Cariou : donc avec deux investissements qui a la base n’était pas fait pour être financièrement lucratif, malgré tout est-ce que tes loyers couvraient tes crédits ?

 

Stéphane Lejeune : non, pas tout à fait, puisque j’ai fait au passage quelques erreurs :

 

Notamment pour le studio j’ai emprunté sur une période de 12 ans seulement.

 

Pourquoi 12 ans ?

 

Parce que je me documenter comme je pouvais, je lisais les revues qui traitaient de l’immobilier.

 

J’essayais aussi de fréquenter des professionnels de l’immobilier.

 

Et un jour dans une agence immobilière, un agent immobilier m’a dit qu’il avait aussi investi dans l’immobilier et qu’il avait emprunté sur 12 ans, parce qu’il pensait que c’était une bonne idée.

 

Et vu que c’était un professionnel qui disait cela, et bien j’ai fait pareil que lui.

 

Nathalie Cariou : donc une bonne idée c’est d’écouter les gens qui savent…

 

Et une autre moi bonne idée : c’est de manquer des éléments de contexte.

 

C’est-à-dire de ne pas savoir pourquoi il avait pris 12 ans et pas autre chose.

 

Et au moins ce premier judo est payé, et le temps passe très vite.

 

 

Le temps joue en faveur de ceux qui ont investi

 

Stéphane Lejeune : oui le temps passe très vite en effet, et l’intérêt de l’immobilier c’est que l’on prend date.

 

C’est-à-dire que le temps passe toujours aussi vite, mais du coup, le temps joue en notre faveur.

 

Et c’est ça qui est intéressant.

 

Avec le recul que j’ai aujourd’hui, je trouve que nous on est une période un peu courte, et il faut savoir que la durée de l’emprunt va faire en sorte d’atteindre l’autofinancement.

 

Voire générer un peu d’argent en surplus chaque mois, le fameux cash-flow positif.

 

C’est un paramètre que j’ai appris a posteriori.

 

 

Nathalie Cariou : à quelle était la suite ?

 

Stéphane Lejeune : alors l’autre chose intéressante que j’ai découverte involontairement : j’ai été le monsieur Jourdain de la défiscalisation.

 

Travaux et déficit foncier

 

C’est-à-dire dire que l’appartement où il y a ma mère était dans l’ancien à rénové.

 

Pour son confort, j’ai donc fait rénover l’appartement, fait changer les fenêtres, les sols, etc.

 

Et j’ai découvert deux ans après que tout cela que tous ces travaux venaient gommer les impôts sur les loyers, et même de défiscaliser.

 

Donc le fait d’investir dans l’immobilier ancien permet de se constituer un patrimoine immobilier, d’être utile à ses proches et sa famille, sans être pénalisé par la fiscalité.

 

Alors que là encore, dès que l’on entend parler d’investir dans le mobilier, on entend parler que des impôts, on entend dire que la France est la championne du monde toutes catégories de la fiscalisation.

 

À l’époque, je me suis donc dit que la fiscalité, on ne pouvait pas y couper, donc je ne m’en occupe même pas.

 

Je reste focalisé sur les appartements, sur mon projet d’être utile à ma mère, et j’avais complètement mis de côté la fiscalité.

 

Nathalie Cariou : donc deux appartements, et la suite ?

 

Stéphane Lejeune : par la suite, j’ai découvert en me documentant que le fait de meubler un appartement était avantageux niveau de la fiscalité.

 

Location meublée et statut LMNP

 

Et avantageux également au niveau de la rentabilité puisque on peut prétendre encaisser des loyers supérieurs.

 

On peut par exemple loin studio à 400 euros en nu, non-meublé.

 

Et ce même studio peut se louer 500 euros, puisque l’on apporte du mobilier, un confort supplémentaire aux locataires, avec un équipement et une décoration qui vont participer au coup de cœur.

 

La décoration peut faire en sorte que on se distingue complètement de tous les autres appartements du même immeuble.

 

Que ce soit pour un étudiant à l’université de Lyon, ou dans toutes les autres villes universitaires de France

 

Que ce soit également pour les jeunes actifs qui viennent travailler, les logements meublés sont très demandés.

 

Et donc quand ma deuxième fille est arrivée au monde, j’ai acheté le troisième appartement pour elle, la copie conforme du premier studio, pour ne pas faire de jalouse !

 

Nathalie Cariou : et cette fois en le meublant et le rénovant ?

 

 

Vente occupée

 

Stéphane Lejeune : j’ai acheté ce studio avec un locataire dedans, et ce dernier est parti un an plus tard, d’ailleurs je n’ai rien fait pour le chasser.

 

Nathalie Cariou : à part ce qu’on peut faire de l’immobilier en restant éthique ?

 

Stéphane Lejeune : oui je l’ai aussi découvert, c’est une possibilité (rires).

 

On ne chasse pas un locataire en place.

 

D’autant plus que le fait qu’il y a un locataire impacte le prix de vente de l’appartement.

 

On achète un bien avec une décote, par rapport au fait d’acheter ce même bien vacant, libre de tout locataire.

 

 

Nathalie Cariou : c’est donc une bonne idée que d’acheter un appartement avec un locataire en place ?

 

Stéphane Lejeune : absolument, si j’ai un conseil à vous donner, c’est de vous intéresser aux appartements déjà loués, c’est moins recherché mais pourtant très intéressant.

 

J’ai donc ensuite acheté tout le mobilier chez une grande enseigne de l’ameublement, et c’est ainsi que j’ai pu optimiser la rentabilité ainsi que la fiscalité.

 

 

Nathalie Cariou : et là encore en empruntant la totalité ?

 

Stéphane Lejeune : non j’ai constitué un apport d’environ 15 000 € puisque j’avais déjà deux autres emprunts qui couraient.

 

Et comme ces deux premières opérations ne s’autofinançaient pas, le banquier m’a demandé de participer, ce que j’ai donc fait volontiers.

 

Le fait de meubler a donc été un moyen supplémentaire d’optimiser.

 

Puis l’immobilier est vraiment devenu une passion et je me suis rapproché d’autres personnes qui avait déjà investi.

 

J’ai approché des investisseurs qui étaient parti de zéro, et qui avaient pu accumuler un énorme parc immobilier.

 

Ainsi, on apprend les techniques, et même si je les ai apprises avoir après avoir commencé à investir, c’est toujours intéressant de le faire.

 

 

Location meublée de courte durée

 

J’ai donc appris que dans l’immobilier et la niche du meublé, il y avait la location saisonnière.

 

Ou location de courte durée, qui marche bien à la montagne, à la mer… Mais aussi dans les grandes villes en milieu urbain.

 

Ce qui était pour moi une surprise.

 

Et dans une ville comme Lyon, il y a beaucoup de tourisme, la fête des lumières le 8 décembre…

 

Mais aussi des salons professionnels, le siège d’Interpol, un opéra avec des artistes qui viennent pour une courte période.

 

Et c’est parfois plus intéressant pour ces personnes, au lieu d’aller réserver une chambre d’hôtel à 100 euros, d’aller séjourner pour une moyenne durée par exemple de 15 jours dans un appart’ hôtel.

 

J’ai donc investi cette fois-ci dans un autre appartement qui se prêtait sur exploitation.

 

Nathalie Cariou : avec la naissance d’un autre enfant ?!

 

Stéphane Lejeune : cette fois-ci, j’ai arrêté les enfants, mais l’immobilier a continué ! (rires).

 

Et j’ai continué les découvertes, avec un peu de techniques, des stratégies et  des expériences, après avoir moi-même fait des erreurs de débutant.

 

 

Nathalie Cariou : cela n’était pas dans ta culture en tout cas ?

 

Stéphane Lejeune : pas du tout, je j’ai eu l’opportunité d’investir et je l’ai fait pour surtout faire un tour à ma famille, mais cela m’a permis de découvrir les rouages et c’est devenu véritable passion.

 

 

Nathalie Cariou : donc aujourd’hui tu tires des revenus de cela ?

 

Stéphane Lejeune : oui puisque dans mon entourage, je vois beaucoup de gens qui investissent dans l’immobilier mais de manière très maladroite.

 

Par exemple j’avais un ami qui habitait dans la région de Bordeaux, qui est une ville formidable pour investir avec des étudiants, des sièges d’entreprises…

 

Et cette personne a souhaité investir pour défiscaliser en achetant un bien immobilier dans l’Yonne.

 

Alors je ne vais pas critiquer cette région puisque moi-même je suis bourguignon.

 

Mais c’est une petite ville dans laquelle il ne s’est jamais rendu, il a fait confiance à une société de défiscalisation.

 

Disons que cela a fonctionné, mais il aurait pu faire tellement mieux en investissant tout simplement près de chez lui.

 

L’immobilier reste le placement préféré des Français, sauf que par manque de connaissances ou de temps, on fait des choses pas optimisées du tout, comme j’ai pu le faire moi-même.

 

Je vais donc essayer d’aider les gens, en diffusant mon savoir sur Internet et en proposant des vidéos, des formations…

 

 

D’investisseur débutant à professionnel de l’immobilier

 

Et également en devenant chasseur immobilier, puisque c’est ma nouvelle vie aujourd’hui.

 

Cela demande beaucoup de formalités puisque cela revient à devenir agent immobilier.

 

Il faut une carte professionnelle pour réaliser des transactions, ainsi que la gestion locative.

 

J’ai déjà l’accord de la chambre de Commerce et d’industrie, puisque j’ai un parcours qui me permet d’avoir accès à ce sésame.

 

Et je peux ainsi aider les gens à passer à l’action en leur trouvant des biens immobiliers.

 

Nathalie Cariou : c’est juste chasseur d’appartement, ou c’est une agence immobilière?

 

Stéphane Lejeune : une agence immobilière a une vitrine, elle a pignon sur rue, elle a un local commercial où sont affichés un stock de biens qui sont à vendre, ou à louer.

 

Alors quand on est chasseur immobilier, on peut être en home office, avec une simple connexion internet.

 

On travaille en lien avec les agences immobilières, qui sont les partenaires.

 

Mais on n’a pas une vitrine avec des biens affichés à vendre, du genre « superbe affaire très rentable ».

 

Il n’y a pas de stock : c’est le marché qui apporte chaque jour des opportunités, ou pas.

 

Par exemple, un propriétaire d’un bien qui vend pour pouvoir s’acheter sa résidence secondaire, ou bien une succession, une séparation ou un divorce.

 

C’est le marché qui apporte les opportunités, et le travail de chasseur immobilier c’est le fait d’arriver en premier sur une nouvelle affaire.

 

C’est devenu une vraie passion que de regarder chaque jour sur internet, d’aller sur le terrain, cela m’arrive aussi en vacances, par plaisir.

 

 

Nathalie Cariou : donc tu commercialises ton savoir-faire pour trouver une bonne affaire.

 

Tu le fais pour toi, et désormais pour les autres ?

 

 

Stéphane Lejeune : je l’ai fait pour moi, je l’ai fait pour ma famille, je l’ai fait pour des proches, des amis.

 

Il y a même un ami d’enfance avec qui j’ai monté une structure, c’est le fait de ne pas investir en nom propre (en personne physique), mais de le faire en société, associé à quelqu’un.

 

Cet ami avocat n’est jamais venu visiter les biens dans laquelle nous avons investi ensemble, il ne fait confiance.

 

 

Plusieurs façons de gagner de l’argent avec l’immobilier

 

Nathalie Cariou : ce que je trouve intéressant c’est qu’il y a plusieurs façons de gagner de l’argent dans l’immobilier.

 

La première, c’est en investissant soi-même, en faisant en sorte que cela devienne rentable.

 

Et la deuxième, c’est le fait de devenir intermédiaire, et dans tous les métiers on peut devenir intermédiaire.

 

Et on continue avec toi et ton savoir-faire, et à gagner de l’argent.

 

Donc tu as choisi de quitter ton poste de commercial ?

 

 

Stéphane Lejeune : exactement, depuis un an je me suis lancé à l’eau, et au passage pour quitter son emploi il existe plusieurs formules, souvent méconnues.

 

Quitter son CDI et devenir indépendant

 

Pour ma part je ne connaissais que le congé sabbatique et la démission pure et simple.

 

Mais j’ai découvert en quittant cette entreprise qu’il existe par exemple congé pour création d’entreprise : on peut travailler à mi-temps pour son employeur, et toucher la moitié de son salaire.

 

Et l’autre moitié de la semaine, on peut travailler sur son projet.

 

C’est donc une solution intéressante et qui plus est on peut reprendre son poste si le projet ne fonctionne pas au bout d’un an.

 

Et c’est reportable d’un an, pour atteindre deux ans, afin d’essayer de vivre de son projet.

 

Tout en bénéficiant d’un filet de sécurité, puisque l’on peut récupérer son poste.

 

C’est donc un bon moyen de se lancer et je trouve que l’on n’en parle pas beaucoup.

 

Et il existe enfin la rupture conventionnelle, on quitte son employeur et c’est comme un licenciement économique à l’amiable.

 

On peut voler de nos propres ailes.

 

Ainsi on brûle les navires entre guillemets, et on se lance.

 

Je n’ai pas pris trop de risques, puisque j’avais déjà une expérience qui m’a permis de voir qu’il y avait des choses à faire.

 

Je suis donc très content de l’avoir fait, d’être devenu indépendant, je fais tout mon possible pour ne pas redevenir salarié.

 

En tout cas si je devais retourner dans le salariat, ce serait dans ma passion : l’immobilier.

 

 

Nathalie Cariou : du coup, aujourd’hui c’est quoi ton mode de vie, sur une semaine, sur une journée, sur un mois.

 

C’est quoi ta vie ?

 

Être maître de son temps

 

Stéphane Lejeune : alors déjà c’est la vie, tel que je l’entends.

 

Je suis maître de mon temps, je peux passer si je le souhaite du temps avec mes filles.

 

Je peux travailler plus certains soirs, sur un dossier qui m’intéresse, ou même le week-end.

 

Et en semaine prendre du temps pour participer aux sorties scolaires de l’école par exemple.

 

L’idée est de s’offrir des petits plaisirs simples du quotidien, et surtout de pratiquer dans sa passion.

 

Je me suis posé la question suivante : si un jour je n’avais plus besoin du tout de travailler pour vivre normalement, qu’est-ce que je ferais ?

 

Eh bien la réponse est de faire ce travail de chercheur d’or dans l’immobilier, de chercher les bonnes affaires.

 

Et de trouver les modes d’exploitation et de location, qui permettent d’optimiser un bien.

 

 

Donc je passe pas mal de temps sur Internet, je tisse un réseau avec les agences immobilières puisque c’est par leur biais que je trouve des opportunités.

 

Et parfois les agents deviennent des amis.

 

Je croise également des notaires, lorsque l’on va signer une transaction.

 

Je travaille en parallèle pour le compte d’une société de chasseurs immobiliers, ce qui me permet d’apprendre de nouvelles choses.

 

Je ne suis pas quelqu’un de matinal, donc je sais qu’il a plutôt bien vu de commencer tôt et de finir tard le soir, mais ce n’est pas vraiment mon cas.

 

Donc je peux travailler tard le soir, et c’est un vrai confort.

 

Mélanger passion et travail

 

Nathalie Cariou : cela représente combien d’heures par semaine ?

 

Stéphane Lejeune : je dirais environ cinq à 6h par jour, mais c’est une question difficile !

 

 

Nathalie Cariou : oui en tentant d’en on n’a vraiment pas l’impression qu’il s’agit de travail.

 

Stéphane Lejeune : oui en fait véritablement j’exerce ma passion donc j’ai du mal à te répondre autrement.

 

 

Nathalie Cariou : si tu avais une définition à donner sur la liberté financière de l’indépendance financière, ça serait quoi ?

 

Stéphane Lejeune : je dirais d’être seul maître à bord, de faire comme on l’entend, d’aller à son rythme, et de pratiquer ce qui nous plaît.

 

J’ai commencé à travailler dans le salariat dans un domaine qui ne me plaisait pas beaucoup, mais le poste était intéressant, il avait un salaire et un véhicule de fonction.

 

Et au bout de 3 ou 4 ans, j’ai changé pour rester dans le commercial, mais dans un domaine qui me plaisait plus

 

C’était dans le domaine de l’Internet et du juridique, comme le Google des juristes.

 

Je pense donc qu’il faut aller vers les choses qui nous plaisent, et ainsi on n’a plus l’impression de travailler, mais cela devient de passion.

 

Se poser les bonnes questions

 

Et je dirais en amont, de se demander qu’est-ce qui est vraiment nécessaire pour vivre. Je pense que c’est vraiment fondamental.

 

Un exemple : quand on est commercial, on travaille en équipe.

 

Alors on va s’intéresser à la voiture du collègue, au téléphone portable du directeur, à l’ordinateur dernier cri d’une autre personne de l’équipe…

 

Mais si on se demande vraiment : qu’est-ce qui est important ?

 

De quoi a-t-on vraiment besoin pour être heureux ?

 

Qu’est-ce qu’il va faire que dans chaque journée, je vais avoir du plaisir ?

 

La réponse n’est pas forcément de gagner des milles et des cents, mais cela peut être tout simplement de passer du temps avec ses proches.

 

Ou de faire qu’il nous plaît, je pense que c’est ça l’indépendance financière.

 

Et ce qui au passage, nous offre du temps pour rencontrer des d’autres personnes intéressantes.

 

Des gens avec qui on peut partager des conseils et des astuces, avec parfois un chemin de vie très différent complémentaire.

 

Car souvent on oppose les stratégies, par exemple immobilier ancien versus immobilier neuf.

 

Ou le meublé versus le nom meublé.

 

Alors qu’en fait tout cela peut être complémentaire et harmonieux.

 

 

Nathalie Cariou : alors dans 10 ans, ta vie c’est quoi ?

 

Stéphane Lejeune : une des choses que j’ai identifiées comme me plaisait beaucoup, c’est le fait d’aider les gens investir.

 

D’avoir impacté des vies, en ayant rendu des gens plus libres financièrement, et plus indépendants également.

 

C’est donc plutôt le fait de me sentir utile aux autres, et non pas d’avoir un train de vie surdimensionné par rapport à mes aspirations.

 

Et donc c’est le fait d’avoir encore plus de mal à répondre à ta question du nombre d’heures de travail par semaine !

 

Toujours le fait d’avoir une activité qui me plaît, et peut-être également le fait de voyager.

 

 

Nathalie Cariou et la question des 4 conseils pour l’indépendance financière

 

Nathalie Cariou : quelles seraient les quatre conseils que tu donnerais à quelqu’un qui serait candidat à l’indépendance financière ?

 

Stéphane Lejeune : aujourd’hui, dans l’immobilier, il y a un lieu commun qui dit qu’il faut toujours acheter sa résidence principale.

 

Car c’est un premier moyen d’investir dans l’immobilier, au lieu de jeter son argent par les fenêtres.

 

Or, mon premier conseil serait vraiment de comparer financièrement le fait d’acheter sa résidence principale versus le faite d’en être locataire.

 

Tout d’abord, car les modes de vie aujourd’hui ils font que l’on déménage fréquemment, en moyenne tous les 2 ou 3 ans lorsque l’on est étudiant.

 

Ensuite, c’est tous les 7 ans lorsque l’on a une vie de famille.

 

Il y a beaucoup de séparation et de divorces également…

 

La vie peut donc faire que l’on change de résidence principale ainsi régulièrement.

 

Donc le fait de rester locataire peut déjà permettre d’habiter un quartier qui serait inaccessible si l’on devait acheter.

 

Et d’un point de vue strictement financier, cela permet de ne pas immobiliser tout son argent dans sa résidence principale.

 

Mais d’utiliser cet argent pour faire des investissements locatifs, et pour acheter des actifs.

 

Donc rester locataire serait un premier conseil.

 

 

Conseil : formez-vous avant d’investir en immobilier

 

Mon deuxième conseil serait de se former, au lieu de pratiquer et de découvrir les choses chemin faisant.

 

Lorsque l’on est entre 20 et 30 ans on pense ne pas avoir les finances pour emprunter, alors que c’est souvent faux.

 

Et en plus on a pas forcément le savoir.

 

Alors qu’aujourd’hui, que ce soit auprès de personnes qui ont déjà réussi, ou sur Internet, il y a beaucoup d’informations et de choses gratuites, ou encore du contenu payant.

 

C’est le fait d’investir sur soi-même, et le coût d’une formation est très souvent rentabilisé si vous passez à l’action.

 

Je pense que j’aurais gagné quelques années ou quelques milliers d’euros si je m’étais formé avant de passer à l’action et non pas après.

 

 

Nathalie Cariou : oui c’est surtout vrai dans l’immobilier, étant donné les prix, on rentabilise vite une formation dans ce domaine, ça se compte très vite avec plusieurs zéros derrière.

 

Un dernier conseil ?

 

Créer un actif qui vous profite toute la vie

 

Stéphane Lejeune : aujourd’hui, nous avons internet, il y a beaucoup d’informations.

 

Par exemple, une vidéo a été créé à l’instant T, et elle perdure.

 

Eh bien dans l’immobilier on retrouve ce même effet de levier.

 

Vous faites un effort à un moment donné, cela vous demande un effort psychologique également, vous mettez de l’énergie.

 

Un effort financier également bien sûr.

 

En tout cas, vous faites une action à un instant T, puis ensuite toute votre vie, ça va vous profiter.

 

C’est comme le faite de planter un arbre, dans le temps vous en tirez les fruits.

 

 

Nathalie Cariou : je trouve que ton expression de dire que le temps de travail en votre faveur, et très pertinente.

 

Il ne passe ni plus ni moins vite mais il marche dans le même sens que nous.

 

 

Stéphane Lejeune : oui, on prend date.

 

 

Travailler dans ce qui nous enthousiasme

 

Et un dernier conseil, que nous avons déjà abordé en filigrane dans cette interview :

 

Le fait de travailler dans quelque chose qui nous plaît. Si vous aimez les enfants, essayez de travailler dans le domaine de l’éducation.

 

Si vous collectionnez des objets, essayez de travailler dans un domaine en lien avec ces objets.

 

Nathalie Cariou : effectivement c’est peut-être une définition de la liberté financière.

 

C’est d’avoir le choix, d’avoir la vie qu’on veut et de vivre, ce que de ce qui nous passionne vraiment.

 

J’espère que cette interview on aura inspiré plus tard.

 

Et d’ailleurs pour les personnes qui chercheraient à te contacter, où peut-on le trouver ?

 

 

Stéphane Lejeune : oui volontiers, j’ai créé un site Internet qui s’appelle investiralyon.fr

 

J’aide ceux qui veulent investir, mais aussi et surtout à passer à l’action.

 

Car on peut être d’accord sur la théorie et les conseils, mais le plus difficile c’est le manque de temps, le fait de visiter…

 

 

Nathalie Cariou : et tu fais aussi gagner du temps aux autres.

 

 

Stéphane Lejeune : oui, l’idée est de faire gagner du temps, et beaucoup de tranquillité d’esprit également.

 

 

Nathalie Cariou : merci beaucoup Stéphane

 

 

Stéphane Lejeune : merci à toi Nathalie.

 

 

Et merci à vous chers lecteurs qui êtes arrivé au bout de cette interview.

 

Vous êtes libre de poser vos questions dans les commentaires ci-dessous, ou d’y partager vos remarques et inspirations.

 

Pour avancer, vous pouvez également consulter mes 7 conseils pour investir en immobilier.

 

Nathalie Cariou
Nathalie Cariou interviewe Stéphane Lejeune
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